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ATLAS Humain × IA

Référentiel A — capacité humaine

Bina Agarwal

SocialsociologieÉconomie du développement, études de genre, contemporaindocumentéVérifié le

Thèse centrale

Agarwal soutient que le facteur qui pèse le plus sur la situation des femmes en Asie du Sud n'est ni le revenu ni l'emploi, mais l'écart entre hommes et femmes dans le contrôle de la propriété, et d'abord de la terre. Elle affirme que le pouvoir de négociation d'une femme dans le ménage ne se détermine pas à l'intérieur du ménage : il dépend de ce qu'elle possède et de ce qu'elle peut obtenir au-dehors, sur le marché, dans la communauté et auprès de l'État. Elle établit que la propriété foncière des femmes fait baisser l'exposition aux violences conjugales, ce qui donne à la thèse une conséquence mesurable et non seulement normative.

Apport

A Field of One's Own: Gender and Land Rights in South Asia (Cambridge University Press, 1994) constitue le droit foncier des femmes en objet de recherche à part entière et en variable explicative. Dans « 'Bargaining' and Gender Relations: Within and Beyond the Household » (Feminist Economics, 3(1), 1997, p. 1-51), elle critique le modèle unitaire du ménage mais aussi les modèles de négociation qui l'ont remplacé : ceux-ci laissent de côté les facteurs qualitatifs, le rôle des normes et des perceptions sociales dans la négociation elle-même, et surtout les liens entre pouvoir de négociation intra- et extra-domestique. Elle prolonge ce cadre vers l'agriculture de groupe et la gouvernance environnementale (Gender and Green Governance, 2010).

Limites et critiques

Les sources consultées ne recensent pas de contradicteur nommé. Deux limites internes sont explicites dans son propre travail. La première est que l'accès formel à la terre et son contrôle effectif ne coïncident pas : une reconnaissance juridique peut rester sans effet sur la négociation réelle si les normes locales de succession la neutralisent, ce qui rend la variable difficile à isoler. La seconde tient à la portée : la démonstration est construite sur l'Asie du Sud, où la terre est l'actif décisif, et sa transposition à des économies où la richesse des ménages est principalement financière ou salariale n'est pas établie par l'ouvrage.

Débats documentés

Nommée dans les limites, sans objection formulée (1)

Le lien est établi — une fiche nomme l'autre en discutant ses limites — mais aucune opposition n'y est formulée. Le distinguer d'une contestation évite de fabriquer une controverse.

  • Écologie globale et science du système Terrenommée dans les limites

    La première est que l'accès formel à la terre et son contrôle effectif ne coïncident pas : une reconnaissance juridique peut rester sans effet sur la négociation réelle si les normes locales de succession la neutralisent, ce qui rend la variable difficile à isoler.

Appuis explicites (1)

Une fiche nomme l'autre dans sa thèse centrale ou son apport : elle s'y adosse.

  • Écologie globale et science du système Terreappui explicite

    Agarwal soutient que le facteur qui pèse le plus sur la situation des femmes en Asie du Sud n'est ni le revenu ni l'emploi, mais l'écart entre hommes et femmes dans le contrôle de la propriété, et d'abord de la terre.

Sources

  1. 1.Bina Agarwal, A Field of One's Own: Gender and Land Rights in South Asia, Cambridge University Press, 1994primaire
  2. 2.Bina Agarwal — Wikipedia (en)secondaire
  3. 3.Bina Agarwal, « 'Bargaining' and Gender Relations: Within and Beyond the Household », Feminist Economics, 3(1), 1997 — notice RePEcsecondaire

Analyses de gap citant cette fiche

Aucune paire humain × IA documentée pour cette capacité à ce jour. Le comparateur permet de tester la combinaison et affiche son statut réel.

Fiches connexes — sociologie

Données brutes de cette fiche : /api/fiches/bina-agarwal — voir la méthodologie.