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ATLAS Humain × IA

Référentiel A — capacité humaine

Économie du donut (Kate Raworth)

SocialeconomiedocumentéVérifié le

Thèse centrale

L'objectif économique doit être de maintenir l'activité humaine dans l'anneau d'un « donut » compris entre douze fondements sociaux — les besoins humains à satisfaire — et neuf plafonds écologiques repris des limites planétaires établies par l'équipe de Johan Rockström et Will Steffen, plutôt que de maximiser la croissance du PIB. Une économie est dite prospère lorsque les douze fondements sociaux sont réunis sans qu'aucun des neuf plafonds ne soit dépassé.

Apport

Le modèle reformule l'objectif macroéconomique autour du bien-être et de la soutenabilité plutôt que de la seule croissance, en rendant lisible d'un seul diagramme l'« espace sûr et juste pour l'humanité ». Il a été repris comme cadre de politique publique par plusieurs villes, dont Amsterdam.

Limites et critiques

C'est un cadre normatif et visuel plus qu'un modèle prédictif opérationnel : il désigne les seuils à ne pas franchir sans indiquer par quels instruments économiques y parvenir, et sa mise en œuvre concrète comme les arbitrages politiques qu'elle suppose restent peu documentés au-delà de l'échelle municipale.

Résonance avec l'IA

Appliquée à l'IA, la grille du donut pose deux questions distinctes plutôt qu'une : ce que ses usages apportent aux fondements sociaux (santé, éducation, accès à l'information) et ce que son infrastructure prélève sur les plafonds écologiques (électricité, eau de refroidissement, matériaux) — un arbitrage que la seule mesure de la croissance ne fait pas apparaître.

Débats documentés

Sources

  1. 1.Kate Raworth, Doughnut Economics (2017)primaire
  2. 2.Économie du Donut (modèle)secondaire

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